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École
d'application |
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Difficultés
d'apprentissage
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École
d’application
des difficultés
graves d ’apprentissage
(D.A.)
L’école
d’application
des difficultés
graves d’apprentissage
s’adresse aux élèves
francophones de l’Ontario
qui présentent
des difficultés
graves d’apprentissage.
Cette école
comporte différents
volets, dont :
- un module pour
les élèves
aux prises avec un
trouble d éficitaire
de l’attention/hyperactivité (T.D.A.H.);
- une résidence;
- un service de
formation;
- un service de
consultation.
Définition
de ce qu’est
une difficulté d’apprentissage
Un enfant en difficulté d’apprentissage
est celui qui répond
aux éléments
des définitions
qui paraissent à la
page A19 de la publication Éducation
de l’enfance
en difficulté – Guide
pour les éducatrices
et éducateurs-octobre
2001, et selon la note
de service du 15 janvier
1999 adressée
aux conseils scolaires,
soit :
Difficulté éprouvée
tant sur le plan des études
que sur le plan social,
dans l’un ou
l’autre des processus
nécessaires à l’utilisation
des symboles de communication
ou du langage parlé
- qui n’est
pas essentiellement
due à:
- une déficience
visuelle;
- une déficience
auditive;
- un
handicap
physique;
- une déficience
mentale;
- une perturbation
affective
primaire;
- une différence
culturelle.
- qui entraîne
un écart
considérable
entre le rendement
scolaire et
l’aptitude intellectuelle ainsi que
des déficiences
dans:
- le
langage réceptif
(écoute,
lecture);
- l’assimilation
du langage (pensée,
idéation,
intégration);
- le langage
expressif (parole,
orthographe, écriture);
- le calcul.
- qui peut être
associée à:
- un trouble
de la perception;
- une lésion
cérébrale;
- un dysfonctionnement
cérébral
mineur;
- la
dyslexie;
- l’aphasie
d’évolution.
Profils de
l’enfant
en difficulté d’apprentissage
Profil I
Ce premier profil
sera vraisemblablement
celui d’un jeune
garçon ( parfois
celui d’une jeune
fille). Quoiqu’il
entende raisonnablement
bien, il ne semble
pas comprendre un ensemble
de directives: tout
au plus, il en exécutera
que quelques-unes et
ce de façon
très arbitraire,
sans préoccupation
du détail. Il éprouvera
encore plus de difficulté à exprimer
sa pensée: il
sera muet et évitera
les situations qui
impliquent l’utilisation
du langage. Quand il
s’y risquera,
il semblera faire l’économie
des mots au point où son
message sera difficile à comprendre.
Même si cet enfant
a été exposé aux
mêmes leçons
de lecture que les
autres, il éprouvera
des difficultés
importantes à lire
et surtout à comprendre.
Il aura encore plus
de difficultés
si on lui demande de
lire à voix
haute: il aura le souvenir
général
de ce qui a été lu,
mais ne sera pas en
mesure de restituer
les détails.
L’écriture
sera son cauchemar.
Il cherchera par tous
les moyens à s’esquiver
de cette tâche
et se vantera de faire
plus de fautes que
les autres à la
dictée. Le simple
geste de transcrire
les notes du tableau
dans son cahier sera
pour lui une expérience
d’échecs,
où les mots à écrire
sont substitués
par d’autres,
où les lettres
qui se ressemblent
sont inversées.
On devinera que cet
enfant aura développé une
attitude négative
face à l’école
où ses pairs
se seront chargés
de réduire ce
qui lui reste d’estime
de soi.
Pourtant, ce
rendement scolaire
ne semble
pas correspondre à son
potentiel, plus évident
dans des contextes
qui ne font pas appel
au langage, où l’image
aura remplacé le
mot. Il semblera même
génial à résoudre
des problèmes
pratiques, qui font
appel à la manipulation, à l’anticipation.
Il sera plus efficace à découvrir
des règles,
des patrons logiques, à prévoir
le fonctionnement d’un
appareil quelconque
que d’appliquer
des règles pourtant
simples de la grammaire.
S’il n’a
pas le souvenir des
détails ( des
tables de multiplication,
par exemple), il aura
une mémoire
prodigieuse des événements,
des endroits, d’un
trajet à suivre.
En fait, cet
enfant est fonctionnel
dans
plusieurs sphères
de l’apprentissage
sauf celles qui sont
généralement
sollicitées
et valorisées
par l’école.
Il est donc constamment
déchiré entre
son potentiel réel
et celui que lui reconnaît
son entourage.
Profil II
Ce deuxième
profil sera vraisemblablement
celui d’une jeune
fille ( parfois même
celui d’un jeune
garçon). À première
vue, cette jeune fille
semblera performante à l’école.
Elle sera généralement
en mesure de mémoriser
mécaniquement
beaucoup d’informations
et de restituer ces
mêmes informations,
surtout si l’information à retenir
lui a été présentée
dans un contexte verbal
et sonore. La parole
lui semblera relativement
aisée et elle
ne négligera
pas de fournir beaucoup
de détails.
En fait, cette surabondance
de détails risquera
de diluer l’intention
initiale de son message.
Cette jeune fille
se conformera bien à un
enseignement déductif
et cherchera authentiquement à exécuter
chacune des consignes, à la
condition qu’elles
soient présentées
une à une, dans
une suite pré-déterminée.
Elle imitera bien un
modèle, à la
condition de ne pas
sauter d’étapes
et à défaut
de quoi, elle ne sera
pas en mesure de poursuivre,
sous prétexte
de ne plus comprendre.
Il faudra donc lui
dicter toutes les opérations à exécuter,
comme si elle n’arrivait
pas à compenser
pour les informations
manquantes.
Cette jeune fille
réussit habituellement à bien
rendre une lecture
oralisée: le
code semble bien maîtrisé et
les intonations bien
rendues. Elle sera
même en mesure
de restituer un nombre
important de détails.
Pourtant, elle aura
de la difficulté à dire
dans ses propres mots
l’essence, la
synthèse de
ce qui a été lu.
L’information
implicite ne sera pas
reconnue et la compréhension
globale du texte lui échappera.
En écriture,
elle aura généralement
plus de facilité à mémoriser
un texte qui fera ultérieurement
l’objet d’une
dictée. Pourtant,
ce qui semblerait être
compris en dictée
ne l’est plus
dans la rédaction.
Si cette jeune
fille semble fonctionnelle
dans le contexte
verbal/sonore,
elle l’est moins
dans un contexte non-verbal/visuel.
Si une activité n’est
pas expliquée
par des mots, elle
aura de la difficulté à comprendre
ce qu’on attend
d’elle. Ceci
sera d’autant
plus évident
dans un contexte inductif
où elle aura à apprendre
par expérimentation,
où elle devra
tirer ses propres conclusions,
où elle devra
installer sa propre
façon de faire.
Il sera difficile pour
elle de prévoir
des conséquences,
d’anticiper la
suite dans une lecture,
de visualiser un produit
fini en l’absence
d’une image ou
d’une illustration.
On retrouve donc
ici le profil exactement
inverse du précédent.
Si l’écart
entre le potentiel
et le rendement n’est
pas aussi évident,
c’est que les
tâches qui mettraient
autrement cet écart
en évidence
ne sont généralement
pas ou peu sollicitées
par l’école.
Ce n’est vraiment
que lorsqu’on
met en opposition les
performances obtenues
au verbal et celles
obtenues au non-verbal
que la difficulté devient
apparente.
Profil III
L’enfant qui
appartient au profil
3 est celui chez qui
on retrouve les caractéristiques
identifiées
au Profil 1 ou à celles
identifiées
au Profil 2. Toutefois,
s’ajoutent aux
unes ou aux autres
de ces caractéristiques,
celles qu’on
retrouve généralement
chez l’enfant
en trouble déficitaire
de l’attention
/ hyperactivité,
tel qu’on le
décrit au DSM
IV (Diagnostic and
Statistical Manual)
et tel que diagnostiqué par
un pédopsychiatre,
un psychiatre, un psychologue
ou son associé(e)
délégué(e).
En plus de subir les
effets d’une
difficulté d’apprentissage,
l’enfant a tendance à:
- avoir la bougeotte
- avoir de la
difficulté à demeurer
assis
- avoir de la
difficulté à attendre
son tour
- souffler ou
donner les réponses avant que la question ne soit complétée
- avoir de la
difficulté à respecter
les directives
- avoir de la
difficulté à maintenir l’attention
- changer d’activités sans les compléter
- avoir de la
difficulté à jouer
silencieusement
- parler excessivement
- interrompre
les autres
ou s’imposer
dans une conversation
- ne pas écouter
- à perdre
facilement
ses choses
- s’engager dans des activités dangereuses sans égard
au danger
Ces caractéristiques
sont cellesgénéralement
relevées à partir
des échelles
d’observations
de Barkley, Conners
ou Achenbach.
Caractéristiques
de l’élève
En somme, l’élève
en difficulté d’apprentissage
est celui qui éprouve
une difficulté considérable
dans le traitement
de l’information
ou du langage. Cette
difficulté est
attribuable à une
dysfonction du système
nerveux central plutôt
qu’à des
facteurs externes ou
liés à l’environnement.
Elle est souvent caractérisée
par un écart
significatif entre
le fonctionnement cognitif
(typiquement moyen
ou supérieur à la
moyenne) et le rendement
scolaire.
Cet état peut
entraîner des
difficultés
dans les domaines suivants
: attention, impulsivité,
mémoire, discrimination,
sériation, organisation,
résolution de
problèmes, coordination,
communication verbale
et non verbale (y compris
les autres systèmes
de symboles de communication),
lecture, écriture,
orthographe, mathématiques,
compétences
et perceptions sociales,
traitement phonologique
et maturation affective.
On peut consulter
la définition
présentement
retenue par le Ministère
de l'Éducation
dans sa Note 89 Politique/Programmes
(6 février 1990).
Il est a noter que
le MÉO est à réviser
cette d éfinition.
Critères
d’admissibilité au
programme des difficultés
graves d’apprentissage
Pour être admissible au programme des difficultés d’apprentissage,
l’enfant doit répondre aux critères énoncés à la
Politique/Programmes, Note no 89 (émission: 6 février 1990 ) du
ministère de l’Éducation de l’Ontario, soit:
- l’élève
doit avoir entre
six et vingt et un
ans le premier jour
de l’année
scolaire pour laquelle
la demande de placement
est présentée;
- l’élève
doit avoir besoin
de suivre un programme
dispensé dans
le cadre d’une école
résidentielle
( internat), étant
donné la nature
de la difficulté d’apprentissage
ou d’autres
facteurs;
- l’élève
doit présenter
une difficulté grave
d’apprentissage
telle que définie
par le Ministère;
- un/une psychologue
ou un professionnel/une
professionnelle
de la santé mentale
doit avoir déterminé, à une
date récente,
que l’élève
n’a pas besoin
d’être
traité/traitée
pour des problèmes
de comportement,
affectifs ou
autres;
- un Comité d’identification,
de placement et de
révision doit
avoir
recommandé au Conseil scolaire que l’élève soit
placé/placée dans
une école résidentielle (internat) d’enfants en difficulté.
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